Charte éditoriale
Notre méthode
Remettre les récits à l’épreuve des sources, sans remplacer un récit convenu par un autre.
Vérité Interdite n’a pas vocation à remplacer un récit convenu par un autre récit convenu. Notre travail consiste à revenir aux faits, aux documents, à la chronologie et au contexte.
1. Nous partons d’une question, pas d’une conclusion
Un sujet peut naître d’une idée reçue, d’un récit médiatique, d’une controverse, d’une tradition ou d’un fait oublié. La recherche doit pouvoir confirmer, nuancer ou invalider l’hypothèse de départ.
2. Nous hiérarchisons les sources
Lorsque c’est possible, nous privilégions les documents primaires, archives, textes contemporains des faits, données publiques, publications scientifiques, travaux universitaires, institutions patrimoniales et historiens reconnus. Une source secondaire n’est pas écartée, mais elle est replacée dans sa nature et ses limites.
3. Nous vérifions la chronologie
Dates, lieux, fonctions, filiations, règnes, déplacements, contexte politique et religieux : une incohérence chronologique suffit parfois à invalider une histoire séduisante.
4. Nous cherchons le contradictoire
Une rédaction sérieuse doit rechercher ce qui pourrait contredire son propre angle. Lorsqu’un sujet est disputé, les principales interprétations sont présentées et leur niveau de solidité est expliqué.
5. Nous distinguons les niveaux d’affirmation
Fait établi
Ce que les sources permettent d’affirmer avec un haut niveau de confiance.
Interprétation
Une lecture argumentée des faits, clairement présentée comme telle.
Hypothèse
Une proposition à tester, qui ne doit jamais être présentée comme une certitude.
Controverse
Un point réellement discuté entre sources ou spécialistes.
Opinion
Un jugement assumé, distinct de l’information factuelle.
Témoignage
Un récit personnel précieux, mais qui ne constitue pas à lui seul une preuve générale.
6. Nous refusons le sensationnalisme comme méthode
Le nom « Vérité Interdite » exprime une ambition éditoriale : aller voir ce que les récits courants simplifient, oublient ou laissent dans l’ombre. Il ne signifie pas que nous supposons une censure organisée ou une volonté de dissimulation. Une telle affirmation ne serait publiée que si elle était étayée par des preuves vérifiables.
7. Nous corrigeons
Une erreur identifiée doit être rectifiée. Lorsque la correction est substantielle, elle doit être signalée au lecteur. La transparence fait partie de la méthode.
8. Le rédacteur en chef tranche les grands choix éditoriaux
Les grands dossiers, enquêtes, éditoriaux d’opinion et sujets de Une sont validés par le rédacteur en chef avant publication. La rédaction prépare les recherches, les sources, les textes, les visuels et le contradictoire.
Notre principe : les sources décident de ce que nous pouvons affirmer.
